The Clash de Strummer, Jones, Simonon, Headon

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Les fans des Clash ne pourront plus vivre sans. Il y a tout. L’objet, soigné, déborde de photos inédites, reproductions léchées au format attractif (29x26cm), de répliques des flyers de concerts, des pochettes de leurs albums…Le contenu s’attache à pénétrer l’intimité du groupe de ses débuts en 76 jusqu’à son split en 84. Pas de fioritures, pas de sentimentalisme, pas de journaleux qui nous gratifie de ses commentaires éclairés sur la psychologie de tel ou tel… juste une parole partagée entre les membres du combo eux-mêmes. Leurs réflexions pour nous expliquer leur quête sonore, politique, esthétique. Leurs mots, pour nous raconter leur enfance, leur rencontre, leurs succès et leur déroute.

Strummer Le gratteur «parce qu’il ne pouvait jouer que les six cordes à la fois, ou aucune» nous confie le parcours de son père, né d’un père anglais et d’une mère indienne, orphelin très jeune, arrivé en Angleterre après la guerre et devenu petit fonctionnaire au Ministère des affaires étrangères.

Jones nous retrace comment, ayant vu Strummer sur scène avec les 101’ers, Simonon et lui avaient décidé de le débaucher pour former un groupe, et comment Joe avait d’abord cru que ces deux types voulaient lui casser la gueule.

Simonon, marqué très jeune par la musique jamaïcaine, le ska, le reggae qui s’écoutent dans son quartier de Brixton, ne sait pas jouer une seule note quand il forme les Clash, et choisit la basse, moins de cordes…

Headon envoie des cartes postales de partout, pendant leurs tournées, même à son chien : «Dear Batty, how are you ? […] See you soon, Lots a luv. Your master.»

Témoignages de première main, efficaces, drôles et doux, ce canevas d’anecdotes, plutôt que de plonger le lecteur dans une nostalgie stérile à l’évocation du parcours chaotique d’un groupe disparu, ne lui donne qu’une envie furieuse : réécouter tout les Clash.

Et puis, ce beau rose fluo… J’avais des mitaines de cette couleur. Où est-ce que je les ai fourrées ?

The Clash / Strummer, Jones, Simonon, Headon. trad. de S. Cuesta, L. Derajinski, C. Recoursé. Au Diable Vauvert, 2008

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