Dog 0 (ou 1) de Lionel Bussière alias Dog

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Etrange livre que celui-là. La maquette est soignée, le format agréable. En l’ouvrant, on découvre de courts paragraphes numérotés, de minuscules chapitres qui dessinent, avec un rare sens de l’ellipse, la vie de l’auteur, bien mystérieux lui-même. Un petit garçon naît et s’étonne du monde. Avec un talent rare, un humour subtil, (« On me compare souvent avec une loutre, mais impossible de savoir à quelle qualité de l’animal ces compliments font référence »), il raconte l’enfance, les découvertes, les renoncements, les bizarreries de l’existence. Puis, l’enfant grandit et s’amorce l’adolescence avec son cortège de frustrations, (« Je veux une mobylette et l’on ne sait que m’opposer des arguments fumeux comme quoi j’ai réussi à m’éborgner et à me ruiner la mâchoire à pied et que la vitesse ne m’apportera absolument rien sur le plan traumatique de l’efficacité pure »), ou d’amours déçues. Au fil des pages, le portrait s’enrichit, celui d’un rêveur, un contemplatif qui se réconforte au contact de la nature, trouvant de la poésie en toutes choses, qui s’émerveille, tel le sous-préfet aux champs d’Alphonse Daudet, de la forme d’un caillou ou du murmure d’un ruisseau. Si l’objectif de la toute nouvelle maison d’édition On verra bien était de dénicher un auteur émouvant et drôle, le but est atteint.

Dog O / Dog. On verra bien, 2013

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