A coups de pelle de Cynan Jones

Acoups de pelle

Un petit coin de la campagne galloise. Daniel, éleveur de moutons, s’active. La période est à l’agnelage. Les brebis ont besoin de lui pour mettre bas. Ses gestes sont sûrs et doux. Il les aime, ses bêtes, et aider à faire poindre la vie demeure un miracle. La scène, de loin, ressemble à un Millet, une peinture idéale du monde paysan. Les tâches sont ardues mais nobles et l’homme est en accord avec la nature. Pourtant, si l’on observe de plus près, le tableau n’est pas idyllique. Le ciel est aussi lourd que le cœur de Daniel. Elle est morte il y a quelques semaines, le crâne défoncé par les sabots de leur cheval. Elle n’est plus, sa femme, son amour de toujours. Il est seul, épuisé, il ne pense même plus à se nourrir, à quoi bon. Son chagrin est si grand qu’il est inconcevable, inadmissible. Et dans un coin sombre de l’œuvre est tapi le Grand Gars, cette brute si nocive que même les objets inanimés le craignent. Aux côtés du gitan sans nom, du rouge, le sang d’un blaireau en bouillie, déchiqueté par ses chiens. Il traque illégalement ces animaux sauvages pour de l’argent, pour les faire affronter, lors de joutes d’une barbarie indicible, des molosses dressés pour tuer. Des hommes viennent de loin pour assister à leur combat perdu d’avance, ils payent bien.

Cynan Jones oppose deux mondes. La cruauté contre l’Eden perdu. La chasse au blaireau menée par le Grand Gars contre l’élevage d’agneaux. Le monde de la brutalité pourrait bien remporter la victoire. La ruralité harmonieuse est en voie de disparition, comme les blaireaux. Daniel n’a plus la force.

A coups de pelle ne console pas. Cynan Jones écrit comme personne le manque, le deuil. A la psychologie de comptoir, il préfère dire les actes, décrire les odeurs. Celle de la chambre conjugale, pour un temps encore imprégnée du parfum de sa douce. Celle de ce bout de tissu dont elle attachait ses cheveux. Le vocabulaire est simple comme l’était leur bonheur, évident. Tout devient absurde quand on est amputé de sa moitié. Chaque geste, même le plus habituel, se pare d’une nouveauté incongrue, douloureuse. Les bruits familiers, le chant d’un oiseau, les bêlements des moutons, se teintent d’une anormalité déplacée puisqu’elle ne les entendra plus. Daniel est dans un état d’hébétude dont il ne peut se réveiller, frappé par l’absurdité de la perte, et le lecteur n’est en rien apaisé, mais perturbé, éreinté par un roman d’une telle triste beauté.

A coups de pelle / Cynan Jones. trad. de Mona de Pracontal. Joëlle Losfeld, 2017

L’homme qui fouettait les enfants de Ernest J. Gaines

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Tribunal de Bayonne, petit bled de Louisiane. Le jury vient de rendre son verdict. L’accusé est condamné à la chaise électrique pour braquage et meurtre. Dans l’assistance, un homme se lève. Un vieil homme noir qui porte un revolver. Il crie : « Fils ! », tire et tue son garçon. Puis il sort en demandant qu’on lui laisse deux heures.

Brady Sims est une figure locale. C’est même l’ami du bienveillant Shérif Mapes, 150 kilos de graisse blanche. Il n’est pas dangereux. Il n’y a bien que Louis Guérin, reporter fraîchement arrivé sur ces terres, pour ne pas connaître son histoire. Le jeune journaliste, se voyant confier la rédaction d’un article « à résonance humaine » sur Brady, se rend au salon de coiffure du village, celui qui coiffe et rase la communauté noire, pour en savoir plus.

Tour de force que ce court roman de Gaines ou Comment, en 110 pages, raconter la vie d’un homme et peindre le contexte social et économique du Sud des Etats-Unis au sortir de la seconde guerre mondiale.

Brady n’apparaît directement que dans peu de scènes du livre. Il est omniprésent, à travers les témoignages de ses amis. Il est emblématique. Quand il était plus jeune, il fouettait les enfants. Autrement dit, il dressait les chenapans laissés aux bons soins de grands-parents ou d’oncles dépassés par la tâche. La guerre avait tué les hommes, la modernisation de l’agriculture avait chassé les femmes vers les villes. Les parents partis, il fallait bien quelqu’un pour éduquer les gosses, leur éviter les petites ou grosses bêtises qui les mènent directement au pénitencier d’Angola d’où ils ressortent brisés. Pas de pitié pour les Noirs. Aucune compassion dans ce Sud toujours ségrégationniste et violemment raciste.

Huis clos théâtral, L’homme qui fouettait les enfants dessine par touches subtiles, anecdotes piquantes, un monde en noir et blanc, qui se mélange peu et où ce sont toujours les mêmes qui ont tort et sont punis. Brady n’est pas un ange. Il levait facilement le poing sur les gamins et les femmes. Mais il est fier. Et il a échoué à protéger son propre fils d’une sanction expéditive. Dix membres dans le jury, un seul Noir qui se plie au choix des autres, par peur des ennuis et un manque flagrant d’estime dans son propre jugement. Déjà qu’il a réussi les tests (réservés aux Noirs) pour obtenir le droit de vote, pas envie de se faire remarquer encore. Le fils de Brady, toxico, voleur de faible envergure, n’a tué personne, mais la justice est sans appel. Ce sera la peine capitale, et la honte. Alors, autant lui épargner l’humiliation d’une mise à mort orchestrée par des étrangers. Ensuite, deux heures seront suffisantes pour… une fin tragique.

Ernest J. Gaines a reçu de nombreuses récompenses pour Dites-leur que je suis un homme en 1994. En 2004, il a été nommé pour le prix Nobel de littérature pour l’ensemble de son œuvre. Le monde qu’il décrit est un damier où les pions ont toujours la même couleur et sont souvent perdants. Ses romans, au contraire, n’ont rien de manichéen et les personnages qu’il crée conservent, d’où qu’ils viennent, une part de lumière et d’ombre.

L’homme qui fouettait les enfants / Ernest J. Gaines. trad. de Michelle Herpe-Volinsky. Liana Lévy, 2016

Bienvenue à Cotton’s Warwick de Michaël Mention

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Australie. Outback. Autrement dit, trou du cul du monde désertique, au nord, oublié de tous. Au milieu de cette immensité aride, où l’eau manque plus que la bière, un village, Warwick. Dans ce village, 17 âmes. Enfin, le terme est peut-être mal choisi, pas sûr que ces locaux en aient tous une. Blancs dégénérés, consanguins, affreux, sales et méchants qui survivent de bière et de clopes, de chasse, de trafics et d’ennui. 17 contre des milliards de mouches. Collantes et obstinées qui vous sucent la sueur sous 50 degrés. 17 qui partagent les mêmes histoires sordides, les mêmes longues heures passées au pub de Karen. Karen, l’unique survivante, les autres femmes sont mortes. Suicidées ou assassinées, allez savoir. Le Ranger Quinn ne fait pas de zèle. Bible et Smith & Wesson, Il fait régner sa loi. Ici, on cloue les chats sur les portes, on n’aime pas les étrangers, les pédés, le changement.

Le décor est planté, que la fête commence. Une mort inexpliquée, puis deux, puis trois. Quatre des leurs piétinés, démembrés, écrabouillés. L’Etrange arrive, comme un orage qui monte. Qui est capable de tels massacres, et pourquoi ? Une enquêtrice se pointe. Bien obligés de se soumettre à ses interrogatoires. Le polar se fait classique, quelques chapitres, avant de sombrer dans l’horreur absolue. Vous vous souvenez d’Assaut, le film de Carpenter ? Les occupants d’un commissariat de quartier y subissaient les offensives répétées d’agresseurs insaisissables prêts à tout pour leur faire la peau. Même configuration, ici. En beaucoup, beaucoup plus dur.

Le récit bascule quand les rescapés de Warwick se retrouvent confinés dans l’abattoir local, attaqués par de mystérieux assaillants (ne comptez pas sur moi pour vous dire qui ils sont). Commence alors un huis clos de l’enfer. La fournaise s’abat sur le refuge. 56 degrés. Rien d’autre à boire que des caisses de Vibi, la blonde locale. Rien à bouffer. L’attente se prolonge. Les minutes deviennent des jours. Les nuits sont glaciales. Les carcasses d’animaux stockées là dégagent une puanteur insoutenable. Il faut bien pisser et chier. Les plaies grattent et suintent. Les mouches s’engouffrent dans les trous des chairs.  Dehors, ils refusent de lever le siège et ils sont innombrables. Dedans, la sauvagerie se déploie. Dans le film, on éprouvait de l’empathie à l’égard de certains personnages, Michaël Mention enferme dans son hangar un concentré d’inhumanité. Karen s’en sort mieux, tout comme Biba, jeune débile aveugle, des victimes tous les deux. Presque tous les autres plongent dans la folie pure. Les langues se délient, puis les poings. La haine les noie. La faim, la déshydratation, la douleur font sauter un à un les verrous, les tabous universels qui font l’Humain.

Descente dans les tréfonds de la noirceur, Bienvenue à Cotton’s Warwick est un conte cruel qui questionne notre animalité. C’est une fable, nimbée de mythologie et de fantastique, qui prend sa force dans un récit haletant et incarné. La langue est précise et belle, la mise en page efficace. Changements de rythme, de registres, l’auteur aime balader son lecteur, le surprendre, sans le perdre. Il fait se succéder les différentes voix, dans des chapitres courts, ponctuées d’une bande son implacable diffusée à la radio. La tension grandit, par à-coups, à la cadence des scènes de plus en plus terribles, à mesure que la violence des personnages se déchaîne. ça sent la moiteur, la charogne et la peur. Jusqu’à la fin, d’une désespérante beauté.

Quand l’heure viendra d’expier nos crimes, faudra-t-il verser des larmes sur nos coeurs secs, pleurer la fin de l’humanité ? Pour Mention, la réponse semble être non.

Bienvenue à Cotton’s Warwick / Michaël Mention. Ombres noires, 2016

Jeunes loups de Colin Barrett

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Les garçons ont des cous de taureaux, des coupes de cheveux ringardes, des visages tachetés de son. Ils sont plongeurs, videurs, manutentionnaires, au mieux champions de boxe ou de billard, dans leur coin de campagne. Les filles de quinze ans en paraissent vingt. Elles sont trop maquillées. Leurs mini jupes et leurs tops trop ajustés laissent entrevoir un ventre laiteux. Elles sont serveuses. Le prince charmant ne s’appellerait-il pas Dympna ou Killian ?

On est en Irlande, dans une petite ville trop loin de Dublin, trop loin même de Galway pour s’imaginer un avenir radieux. Avant, ici, on rêvait d’Amérique. Maintenant, on ne rêve plus. Le pub ne désemplit pas. Ça y sent la sueur et on y parle fort. Il fait froid dehors et il faut bien soigner sa gueule de bois de la veille. Se bagarrer un peu, entretenir sa réputation. Tout le monde se connaît mais on ne sait jamais. Peut-être que ce soir, elle viendra. Celle à la peau diaphane et aux boucles auburn, aux yeux de biche. Celle qui partira bientôt à Futéland faire des études et ne reviendra pas.

Les jeunes loups de Colin Barrett sont tous un rien bancals, tordus. Ils vivent de trafics minables et de paris stupides. Ils sont coincés dans une Irlande en ruine et ne s’émeuvent plus de la beauté des paysages. Et pourtant. Ils sont vivants. L’amour est toujours possible, et peut-être la fuite. Dans leur pupille bleu azur scintille l’étincelle de la rage.

Sept nouvelles pour dire un mal être qui, s’il est bel et bien irlandais, n’en prend pas moins des teintes universelles. Celui de cet âge flou où l’on n’est pas encore adulte, où l’on comprend, douloureusement, que notre vie ne dépendra pas de nos choix.

Sept nouvelles, la plupart au présent. Le temps s’éternise.

Au présent, heureusement. Quand ce n’est pas le cas, le parti pris du traducteur de ne jamais employer le passé simple m’a fortement dérangée.

Jeunes loups / Colin Barrett. trad. de Bernard Cohen. Rivages, 2016

Crocs de Patrick K. Dewdney

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Un homme. Un cabot. Une pioche. Trois mots pour résumer une vie. De cet homme, traqué à travers bois, on ignore tout. On ne connaît pas son nom, ni les motivations qui l’ont poussé à rejeter la compagnie de ses semblables, ni les événements qui l’ont contraint à prendre la fuite. On le sait simplement à la poursuite d’un but ultime. Immergé dans une nature tour à tour protectrice ou hostile, il cherche à rejoindre un mur. Rien ne saurait le détourner de sa quête, surtout pas ses souvenirs, réminiscences du jeune idéaliste qu’il fut, il y a longtemps, et qui a renié ses rêves au point d’accepter toutes les compromissions. Etait-il plus une bête avant quand, mouton grégaire, il subissait son destin, ou maintenant, prédateur isolé, alors qu’il se nourrit de baies qui lui vident les tripes, et dort sur des lits de mousse ?

Pas de gras. Ni sur la carcasse de l’homme, ni dans l’écriture, précise et dense de ce court roman. Moins de 200 pages, épuisantes. A patauger dans les tourbières, escalader des roches, souffrir du froid et de la faim. Et ce n’est pas tant physiquement que le voyage est harassant mais bien à cause de l’introspection à laquelle il faut se résoudre pour suivre les traces du fugitif. A quel moment a-t-on oublié la sensation du vent sur notre peau, de la terre sous nos ongles, le nom des arbres et le feu des orties ? A quel détour de chemin a-t-on abandonné nos saines révoltes, s’est-on laissé limer les crocs ?

Patrick K. Dewdney est né en 1984. Sa lucidité est insolente, douloureuse, libératrice. Son roman fait mal, sa lecture est salutaire et dangereuse. Tenez-vous quelques temps éloigné des magasins de bricolage. Vous risqueriez fort, vous aussi, d’être tenté de vous armer d’une pioche et de montrer les dents.

Crocs / Patrick K. Dewdney. Ecorce Editions / La Manufacture de livres, 2015 

Chronique publiée dans New Noise n°29 – septembre-octobre 2015

Ford Mustang de Bastien Bachet et Adrien Cadot

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Nul besoin d’Amérique pour se retrouver paumé au milieu de nulle part, dans une nature certes majestueuse mais néanmoins hostile, en compagnie de ruraux plutôt irascibles voire tout à fait bornés. Un week-end de merde peut très bien se dérouler dans le Massif Central, pour peu qu’on fasse quelques efforts : se lancer dans un trek à moto avec des inconnus dépourvus d’humour alors qu’on n’est pas monté sur une bécane depuis longtemps, s’arranger pour se mettre à dos les plus costauds de la troupe, abuser de la vodka et des pétards dès le matin, mettre en colère la bande de chasseurs du coin… Bastien Bachet et Adrien Cadot en font la preuve, en contant les mésaventures de Yann et Boris, dans ce surprenant premier roman à l’intrigue fort bien menée. Deux trentenaires amis depuis peu, qui partagent une passion pour les deux roues, un léger ras le bol de leur vie compliquée de père de famille et une énorme envie de lâcher du lest, décident d’aller passer deux jours loin de tout à rouler, fumer, picoler, et en profiter pour faire plus ample connaissance. C’était sans compter la présence d’Igor, frère aîné insupportable de Boris, qui s’invite dans la course et n’oublie pas d’amener avec lui toutes ses embrouilles. L’intrigue est prenante, le rythme soutenu, la lecture rapide. Mais sous sa carapace de gentil road movie à la française, sous ses airs en vogue de Nature Writing, ce roman révèle au fil des mots une vraie profondeur, inattendue. Chacun des trois personnages prend la parole au cours de chapitres successifs, et expose son point de vue, s’expose à la vue. Entre deux coups d’accélérateur et de poings dans la gueule, ils confient leurs désirs inassouvis, livrent les clés de leur relation aux autres. Pas toujours facile de renoncer à ses rêves de jeunesse, d’assumer ses défaites et surtout de se regarder en face. Une belle réflexion, sans complaisance, juste et souvent drôle, sur l’amitié, l’amour, la fraternité, sur la vie, quoi.

Ford Mustang / Bastien Bachet et Adrien Cadot. In Octavo Editions, 2013

Chronique publiée dans New Noise n°21 – mai-juin 2014

Délivrance de James Dickey

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Que celui qui n’a jamais songé, en croisant un groupe d’autochtones peu amènes, au détour d’un chemin creux, dans un coin de ruralité angoissante paumé au sein d’une nature hostile, « on se croirait dans Délivrance », me jette la première pierre. Cette sentence pleine de menace faisait surgir des images directement issues du film de John Boorman, film sorti en 72, avec son cortège de cris de cochons et de mélodie exécutée au banjo par un gosse albinos dégénéré. Faisait, car ces images pourraient bien être supplantées par celles nées de la lecture du roman du même nom, que les éditions Gallmeister ont eu l’excellente idée de rééditer dans une nouvelle traduction. Car Délivrance, avant d’être un film était un roman, paru en 70. Ok, que celui qui le savait me jette la deuxième pierre.

Il n’y a pas de différences fondamentales entre le film et le roman, dans le récit et le déroulement de l’histoire. Quatre copains décident de descendre en canoë une rivière sauvage, en Géorgie. Ce qui devait être une occasion de profiter de la nature, de boire quelques bières et de braconner le cerf, se transforme vite en épopée cauchemardesque et ils devront puiser en eux des ressources insoupçonnées pour survivre face aux indigènes et aux éléments déchaînés. Deux mondes s’affrontent, celui des habitants, que l’on pourrait qualifier de rustiques, rustiques ne signifiant pas ici gentiment passéistes et bucoliques, mais bien complètement tarés. Et celui des citadins arrogants qui débarquent, au volant de leurs pick-up monstrueux, avec plus de matos et d’armes qu’il n’en faut pour tenir un siège, en terrain conquis partout, certains de leur supériorité d’hommes civilisés, qui s’ennuient dans leur quotidien banlieusard et se rêvent en Rambo. L’intérêt de lire Délivrance, même si on connaît le film par cœur, se trouve dans la voix, les questionnements du personnage de Ed, qui relate avec beaucoup plus de précisions les faits qui se déroulent devant ses yeux.

Le film avait parfaitement réussi à capter l’essentiel, l’urgence, mais la littérature permet, sans affadir l’ensemble, de se plonger plus profond dans les angoisses des caractères, de souligner leurs faiblesses et leur mesquinerie. La nature est encore plus étouffante, les personnalités encore plus étriquées, leurs plaies encore plus ouvertes, et surtout, l’amoralité du dénouement encore plus évidente.

Délivrance / James Dickey. trad. de Jacques Mailhos. Gallmeister, 2013

Chronique publiée dans New Noise n°18 – octobre-novembre 2013